break dance c'est le niveau sport

break dance c'est le niveau sport
salut ou salam : cette sport makaineche bhalha hitache tata3rafe fiha beaucou de choze
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# Enviado el jueves 30 de junio de 2005 10:18

break dance hassan

(j'aime cette sport)DASKIK | SEPTEMBRE 2003



Daskik : Le Daskik déjà c'est une bande de collègue, on vient tous du même quartier donc avant tout c'est une aventure qui commence par un délire d'amitié entre nous. On se connaît depuis toujours. Aujourd'hui c'est une organisation, un groupe avec deux spécialités, break-dance et rap. C'est composé de huit danseurs, trois rappeurs, deux deejays, et trois concepteurs musicaux. L'aventure elle a commencé en 1990 et elle continue, chaque année sa avance un peu plus.



PHH : Vous êtes danseurs, freestyleurs, human beat boxeur, rappeur, pensez-vous pas que trop de rappeurs ont délaissé les bases même de la communauté hip-hop ?



Daskik : Je pense que le problème en France c'est un manque de culture. Il y a beaucoup de gars qui croit la connaître mais qui ne la connaisse pas réellement. Le rap au départ c'est un mic et des platines, beat box, freestyle, c'est pas un beat de r&b sur une boucle de Claude François...



PHH : Le beat box est marginal en France, à votre avis qu'elles en sont les causes ?



Daskik : Ca reprend un peu la question d'avant, beaucoup de gens ne connaissent pas toutes les disciplines de la culture, le beat box c'est dur techniquement, il faut avoir une certaine maîtrise de la musique et des beats ce qui n'est pas donné à tout le monde, j'ai vu Spaick s'entraîner des heures pour avoir le niveau qu'il a.



PHH : J'ai entendu dire qu'une connexion c'est faite avec Killa Kella au battle of the year à Montpellier, peut-on en savoir un peu plus ?



Daskik : On l'a entendu beat boxer, on le connaissait de nom, on a aimé grave ce qu'il faisait, on lui a fait écouter nos sons et il a apprécié. Là on est en contacte, et c'est que du bon, il va faire un truc avec Spaik, double beat box je pense, c'est encore flou mais c'est sur qu'on c'est apprécié et qu'il va se passer quelque chose entre nous.



PHH : Quels souvenirs gardez-vous du battle of the year de cette année, bon ou mauvais ?



Daskik : Les deux. Le bon c'est que le Daskik c'est encore qualifié cette année pour le battle of the year. La danse prend une place de plus en plus importante dans le mouvement hip-hop ce qui fait que le niveau augmente considérablement. Maintenant l'objectif c'était de finir dans les huit premiers, on a finit onzièmes, donc on est un peu déçu mais ce n'est que partie remise.



PHH : Donc ce qui reviens à dire que pour vous c'est essentiel de représenter toutes les variantes du hip-hop ?



Daskik : Nous on vit hip-hop on se lève hh, on mange hh. Le rap le break et le graff: c'est nos passions. Nous on est venu au rap en commencant par le tag et graff, on a fait le chemin normal d'un b-boy et après on eu la chance que tout se développe autour de nous, on a un show break-dance et rap qui fait vraiment pur hip-hop c'est ce qui fait le charme du Daskik.



PHH : Sur le maxi Les forces de la nature « Le monde de la nuit » sonne festif, au contraire sur « la devise en bois » c'est beaucoup plus conscious, j'ai l'impression que vous ne vous fixé aucune barrière au niveau des thématiques et des productions ?



Daskik : Non on ne se fixe absolument aucune barrière, c'est-à-dire qu'on peut partir dans tous les sens, « Le monde de la nuit » est sur une ambiance un peu plus dance floor. On a fait un truc plus délire. « La devise en bois » c'est plus un morceau engagé. Talian' fait la liberté, Vérone fait l'égalité et Spaik fait la fraternité. On a fait trois couplets comme ça pour montrer que ce qui fait soi-disant les grandes valeurs de la France, au quotidien ces valeurs elle sont bafouées. Les thèmes que l'on évoque sont le reflet de nos vies et de nos humeurs.



PHH : Vous dites « un homme c'est comme une plante il meurt si on le déracine », peut-on transposer cela dans le paysage actuel du rap français ?



Daskik : Vérone quand il a posé cette phrase dans son texte c'est surtout pour dire que sa sert à rien de se dénaturer. On est ce qu'on est il ne faut pas renier ses origines mais au contraire en faire des atouts. Le rap français aujourd'hui il a oublié les bases et l'essence même du rap. Il c'est corrompu dans la facilité sans chercher à innover, laissant de coté les diversités pour rentrer dans un moule.



PHH : Le Daskik est plus un groupe authentique, quand un puissant média se revendique premier sur le rap, est-ce que sa vous choque ?



Daskik : Bien sur que sa nous choque, dans le sens où sa ferme des portes à pleins d'autre médias qui pourraient diffuser du rap. Aujourd'hui il y a des gens qui ce sont accaparés le créneau du rap au détriment des plus petites radio mais surtout au détriment de l'underground et de centaines de groupes.



PHH : Quels ont été les divers projets qu'il y a eu en dehors de votre discographie, mix-tape, compilations, featurings ?



Daskik : On a fait beaucoup de projet. Entre autres « Guerre et paix du Maharadja » et, « Frisson 2003 » qui viennent de sortir. On a été sollicité et sa fait plaisir, on a vu au moins que notre maxi a été aprecié. On a fait également pas mal de dates, beaucoup de première partie : La Rumeur, 45 Scientific, Factor x, Secteur A ...ainsi que des radios. On se pose pas de questions, savoir si ça va nous servir ou pas, nous on le fait pour le kiff, même si un morceau il est entendu que par une personne c'est que du bon pour nous.



PHH : L'album devrait arriver dans un petit moment, de plus le rap ne vend plus, alors qu'elles sont vos attentes sur ce premier album ?



Daskik : Nos attentes elles sont simple, c'est de faire kiffer les gens, nos prétentions c'est pas de faire disque d'or, loin de là. Nous nos attentes c'est que les mecs voient toutes les facettes du Daskik et tout ce qu'on est capable de faire.J'te jure y'a un de ces putain de potentiel !



PHH : Est-ce qu'il sera diffusé dans toute la France ou seulement à une échelle plus basse ?



Daskik : Nous quand on va le diffuser on va le balancer dans toute la France, déjà avec « Les forces de la nature » on a écumé les quatre coins avec des vynils. Nous on veut tout simplement toucher le plus de monde possible.



PHH : A part Killa Kella pourra-t-on voir d'autres featurings ?



Daskik : Ca c'est un petit peu tôt pour en parler, c'est sur qu'il y aura d'autres featurings il y aura déjà nos frères de la Ménagerie et ...affaire a suivre...



PHH : Le Daskik sur une major company dans le futur est-ce envisageable ?



Daskik : Le Daskik c'est dans le label Spaik production et tout ce qu'on fera ce sera à travers ce label. Nous on est une structure totalement autonome et je ne sais pas si on peut intéresser réellement une major vu qu'on se débrouille par nous même. Je ne vois pas en quoi la major pourrait nous apporté plus si ce n'est nous mettre dans le fond d'un tiroir.



PHH : Quand vous écrivez sur un morceau, vous êtes tous ensemble ou tout le monde écrit chez soi au calme ?



Daskik : Généralement chacun écrit son propre truc, mais sur un thème commun et on discute de la démarche à suivre. Les refrains sont écrits en commun et chacun écrit suivant ses sensibilités et son vécu .On travaille énormément ensemble même si chacun écrit de son coté : de fortes individualités au service du groupe : c'est sa la force du Daskik



PHH : A part vos production qu'est-ce que vous écoutez en général ?



Daskik : Nous on a toujours écouté beaucoup de rap ricain et tout ce qui est musique afro-américaine des années 60, 70 début 80, en fait tout ce qui est la base du rap. Tous ce qui est funk, jazz, soul on affectionne vraiment.



PHH : Sur scènes on voit tout de suite qu'il y a une réel dynamique, la performance live c'est vraiment un exercice que vous appréciez ?



Daskik : La scène c'est vraiment là où on prend notre pied, d'ailleurs le Daskik c'est avant tout un groupe de scène avec la danse, le rap et le beat box. On est trois enragés sur scène plus huit danseurs dynamités à bloque. En plus avant d'avoir une reconnaissance sur disque, on c'est fait connaître par la scène. Quand on est plus de dix entrain de tout renverser, nous on aime.



PHH : Vous avez fait la première parties de la Rumeur, grâce à ce concert vous avez sûrement pu toucher un public plus large non ?



Daskik : Oui un public un peu plus large que le hip-hop parce que la Rumeur arrive à faire venir un public qui n'es pas forcément un public rap, on a aimé, maintenant les gens qui étaient venus pour la Rumeur je pense qu'ils ont du apprécié ce qu'on faisait ..



PHH : Les pôles d'attractions dans le rap sont Paris, Marseille et encore, y a-t-il un rejet par rapport aux groupes de province ?



Daskik : Il y a une chose qui est sur, en tout cas c'est beaucoup plus dure quand tu viens pas de ces deux villes parce que tout le business il se passe là-bas. Maintenant il ne faut pas bloquer là-dessus, les guéguerres province Paris moi sa me fait bien rire, si tu fais du bon son tu seras appréciés à Paris à Marseille et partout. Maintenant c'est vrai que c'est plus difficile quand tu viens de province.



PHH : Pour vous est-ce que internet est un bon moyen de créer son buzz ?



Daskik : Internet sa ouvre beaucoup de portes, on as vu que c'était une vitrine assez importante pour la présentation du groupe. C'est pas facile parce qu'il faut passer par des personnes qui connaissent le net pour que le site se développe. Maintenant quand tu rencontres un gars tu lui dis « Voila viens voir ce que le groupe est capable de faire, viens écouté notre nouveau maxi, viens voir la vidéo de notre dernier show ». Après il passe sur www.daskik.net et c'est important. Internet sa booste sa permet de faire des liens et de rencontrer des personnes qu'il y avait pas possibilité de rencontrer avant.




PHH : J'ai remarqué que certains d'entre-vous porte des t-shirt du MIB, cette association de terrain à vos yeux ça représente quoi ?



Daskik : Il y a des gars comme ça qui se défonce dans le milieu associatif pour dénoncer les abus qui se passe dans les quartiers et notamment les abus des forces de l'ordre donc nous on soutient pour bien montrer que dans un pays où il y a la liberté, l'égalité et la fraternité il y a des personnes qui portent un insigne et qui en abuse.



PHH : Avez-vous des choses à dire sur les événements de cette pseudo soirée hip-hop qui c'est déroulé à Annecy ? Je parle au niveau de l'organisation.



Daskik : Cette pseudo soirée hip-hop ça partais d'un bon sentiment, il y avait tous les artistes qui passe en radio et qui ont un nom reconnu dans le paysage musical français donc ça c'était une bonne chose de faire venir tous ces groupes, l'organisation n'a pas suivis et c'est partis en vrille, maintenant c'est pas la première fois. Il ne faut pas mettre une étiquette rap égal violence, sa part en couille parce que c'est mal organisé. Dans les concerts de rock, il y a le même genre de gars avec la même violence, la même haine en eux et sa déborde pas parce que c'est organisé carré et sérieusement. C'est dommage pour les gens qui étaient venues à cette soirée.



PHH : Pour finir un petit mot pour les membre de planet-hiphop ou des dédicaces ?



Daskik : Déjà merci à toi pour cette interview c'était de la bombe atomique. Dédicace a tout le Daskik,le groupe,tout le staff technique , les cracheurs de couleurs, La Menagerie et tous ceux qui font pour que le Daskik avance .N'oubliez pas : Talian', Verone, et Spaick : Daskik.
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# Enviado el miércoles 22 de junio de 2005 08:19

break dance style hip hop

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# Enviado el miércoles 01 de junio de 2005 08:45

7mada MoSa

7mada MoSa
Junior Présente toi?
bah moi c'est junior

Ton ou tes crews ?
Wanted et R3S (Rencontre du 3e Style)

Ton Age ?
J'ai 22 ans

Depuis quand Break tu ?
Je break depuis 7 ans environ

Quels ont été tes motivations ?
Bah en fait, ceux sont pas mal de gens qui m'ont poussé, il me disait souvent :

"WAOUW Junior tu pourrais faire du break, tu pourrais faire ci tu pourrais faire ça..." et c'est qui m'a emmené au break.

D'ou vient ton style ? Tes influences ?
Ah! ah ! (Eclat de rire!) en fait, les gens disent plutot que je danse ma propre hype et en fait les influences sont plus basées sur les acrobaties

Que penses-tu du niveau français ?
Pour moi le niveau français a sa place dans le niveau mondiale, surtout au niveau style il est placé dans les 2e ou 3e mondiale...

Est ce qu'il ya un bboy que te fascine plus que les autres ?
ouai il y a Crumbs, Storm, Reminds, Ivans "
As-tu une ou des anecdotes particulières ?
Oui, il y a eu le boty 2001 c'etait pour moi ma première sortie de France pour le break et on gagne le battle of the year 2001...

C'etait ma plus belle année dans le break...

Projet à venir ?
Ouai la on taff un show qui va se nommer "bad moves" pour une tournée Européenne et on prepare le total session 5, voila...
Dédicasses :
Tout d'abord à R3S, Wanted, aux autres et surtout à ceux qui le savent...

Junior, par quelles danses es-tu passé ?
J'ai commencé naturellement par le Jazz, je suis passé par le mime puis je me suis consacré au smurf.
Cela fait combien d'année que tu es dans le monde de la danse ?
J'ai commencé en 1981, donc 24 ans.

Tu fais parti des plus anciens en France ?
Maintenant je pense que oui.

Le plus ancien peut être ?
Non, sûrement pas, même si on les voit moins, il y en a d'autres. Par exemple Soda Pop à Lyon a commencé avant moi.

Tu fais partie des premiers à avoir vu les Electric Boogaloos en France ?
Non pour être sincère je ne les ai pas vus lors de leur première venue en 1982 car j'étais en Italie.
D'ailleurs, à cette époque, on ne disait pas les Electric Boogaloos, on disait le nom des gens. Il y avait Popin Pete, Suga Pop et Sketter Rabbit.

Pourquoi t'es consacré principalement aux Funk styles (Pop & Lock) ?
En réalité il n'y a pas vraiment de raison. Cela s'est fait le plus naturellement possible. On a toujours dansé sur la musique et à un moment donné on a dansé sur certaines musiques sans se dire qu'on était en train de faire du Funk style. À la base je ne savais pas qu'il y avait une différence de danse entre New York et la Californie.
Il y avait par exemple des musiciens comme James Brown qui faisait parti de la période Soul et de la période Funk. J'ai toujours apprécié James Brown et j'ai toujours dansé naturellement sur sa musique sans me dire si je dansais sur de la soul ou du funk.

Comment pourrais-tu qualifier ta danse en pop ? Car tu as beau enseigner tous les styles, ta danse est surtout basée sur les ondulations et les effets.
J'ai une multitude de techniques qui font mon style.
Maintenant il est évident que j'adore les vagues (sourires),j'adore en fait l'effet que l'ondulation représente. Je suis très animation, j'apprécie énormément par exemple de voir ce qui peut faire rire un enfant ou l'étonner donc obligatoirement je touche à des choses afin de voir la réaction des gens. J'aime bien surprendre, c'est le moment de « cassure » entre différents effets qui surprend les gens que j'entretiens.
En France à un moment donné, j'ai laissé, si j'ose dire, certaines personnes prendre position, prendre place. Certains me demandaient pourquoi j'allais moins en soirée, elles ne comprenaient pas que si jamais j'y suis, on ne voit pas les autres. À un moment, il faut laisser la place aux jeunes, permettre à certains d'apparaître et d'être. Si tu es toujours là, toute la tension est sur toi car tu as un nom, tu es un ancien et blablabla... Donc si tu t'effaces un peu cela laisse l'occasion à d'autres personnes de mûrir et de devenir eux aussi des « noms ».
J'ai donc laissé pop, boogaloo et smurf de côté pour que les gens voient le lock mais je peux vous assurer que ce qui se déclenche le plus naturellement chez moi c'est le pop.

Donc pour toi, ton style de danse c'est le pop ?
On a tendance à trop essayer de tout cataloguer, c'est dommage. Ça veut dire que si je fais des claquettes, je suis un claquettiste, si je fais du pop, je suis un poppeur... non je suis un danseur moi, tout simplement...
Comment te positionnes-tu par rapport aux EB qui ne pratiquent pas vraiment ton style, mais qui sont les créateurs du Popping ?
Tu viens de le dire : ce sont eux les créateurs, donc la seule manière de faire mieux qu'eux c'est de faire différents d'eux. C'est logique. Je pense que dans leur danse ce sont les meilleurs et qu'ils le resteront. Pour moi Popin Pete est le meilleur dans la discipline. Personnellement le but du jeu n'a jamais été d'être comme eux, on a pas la même vie etc. Je préfère cultiver la différence.
Tu pratiques aussi bien le Lock que le Pop ?
Oh je ne sais pas (rires), j'essaie, j'essaie.
Cela veut dire que tu dois t'entraîner deux fois plus? As-tu une préférence?
Pas du tout, pas du tout. Ce n'est pas comparable. C'est un peu comme des langages différents. Je peux parler français, anglais, ou portugais (ma langue maternelle) en étant conscient que je parle un langage différent à chaque fois. C'est un peu comme cela qu'on peut voir la chose.
J'adore le coté ludique et fun des années 70. Je pense qu'on a besoin du Lock en France. Les gens sont plutôt sombres, ne se sentent pas toujours bien, le Lock est un peu comme un moyen d'exorciser ses problèmes, ses malheurs en dansant. Quant au Pop, je le trouve à l'image du temps actuel, c'est-à-dire un peu rigide,on ne s'amuse plus beaucoup je trouve.
Combien de temps t'entraînes-tu par semaine environ ?
Ça ne se compte pas. C'est un état. Quand je me lève le matin, j'ai mal dans le corps, je me mets à danser et ça va mieux. C'est vraiment un mode de vie donc je ne compte pas.

Penses-tu que la nouvelle génération française est plus forte en Lock ou en Pop ?
Tout d'abord il faut savoir que le Lock est très jeune en France, c'est encore un bébé. Comme tous les bébés, il faut lui laisser le temps d'évoluer tranquillement. Cela fait à peine 10 ans que le Lock existe en France et les gens commencent seulement à comprendre son état d'esprit. Il faut lui laisser encore quelques années. Le Pop est là depuis 20 ans par contre.

J'aimerais revenir, si cela ne te dérange pas, sur l'anecdote du battle d'Evry (Power Battle Circle 2003) ou Suga Pop avait dit au micro que « les Français ne savent pas locker »... Avec le recul, comment expliques-tu cette réaction ?
Je connais Suga Pop depuis de nombreuses années. C'est un personnage extraordinaire et il est comme ça. Il aime bien taquiner si je puis dire. À partir de là, on peut, soit le prendre au premier degré comme ce que les gens ont fait, soit on le laisse parler car on est en démocratie et chacun pense ce qu'il veut. Beaucoup de gens auraient aimé que je porte le drapeau à l'encontre de cela. Je peux très bien ne pas être d'accord avec lui, mais je pense que si c'est vraiment ce qu'il ressent, qu'il a raison de dire ça. Maintenant c'est aux danseurs de lui prouver le contraire donc mieux vaut danser que faire du blabla.
Suga Pop assiste à un résultat de simplement 3, 4 ans (sauf quelques-uns depuis plus longtemps comme Gemini par exemple). Je pense qu'il serait bien que Suga Pop revoit les danseurs dans quelques années et il changera alors certainement d'avis.
Mais encore une fois Suga Pop est un personnage, on l'aime comme il l'est ou on ne l'aime pas du tout.

On assiste à une certaine évolution dans le Pop et le Lock : avant, il fallait vraiment aller chercher les informations, se renseigner auprès des meilleurs pour connaître le nom des bases, et il y avait très peu de vidéos. À présent, notamment grâce à Internet, les informations et les images sont beaucoup plus accessibles.
Non, à l'époque on se foutait éperdument des bases. On dansait c'est tout. On n'y pensait même pas. Il n'y avait aucune recherche de bases, de terminologie etc.

L'évolution jusqu'à maintenant. A-t-elle été bénéfique ?
Ça l'a été. Maintenant la démarche est tout à fait différente, le terme d'être professionnel est arrivé alors qu'avant ça ne voulait pas dire grand chose. On ne se souciait pas de savoir une base en particulier, on dansait, point. On regardait les gens danser et on suivait les bons en écartant les mauvais. Et peut être que les mauvais avaient les bases. (rires)

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Régulièrement tu vas au Bboy Summit danser dans les cercles, pourquoi ne jamais y avoir participé ?
C'est très simple. Tout d'abord je suis parti au Bboy Summit à la recherche de certaines racines, notamment en Lock. Je voulais rencontrer par exemple le créateur du Lock, Don, revoir mon ami Shabadoo etc. Ce voyage aux Etats-Unis était vraiment un moyen d'aller à la rencontre de ces gens là en priorité.
Aux Etats-Unis le nom Junior est connu et c'est un « ami-ennemi » (sourires): « ami » car ils me connaissent et « ennemi » car je suis français. Qu'on le veuille ou pas il y a une petite concurrence depuis toujours entre les Français et les Américains. Cela car les Américains ont créé des danses et pensent que c'est grâce à eux que nous dansons. Je ne suis d'accord qu'à moitié avec cela... Pour ce qui est du Pop, Lock ok, mais nous on dansait dans les années 80 sans les avoir vus auparavant.
J'aurais été obligé de suivre leurs règles si je participais au battle car je sais pertinemment qu'ils n'adhéreront pas à mon style. Je préfère les cercles car il n'y a pas de règles établies, pas de jury.
Le but du jeu n'est pas pour moi de m'adapter aux critères du jury et de ressembler aux autres, au contraire. Il ne faut surtout pas les cloner. Apprendre d'eux, oui mais pas les cloner car on ne gagnera jamais comme ça en terme de compétition.
Je préfère qu'ils voient des jeunes car eux ils les aideront. Mais moi avec mon statut d'ancien et de Français, c'est bête à dire mais c'est le contraire qui se produirait, ils essaieraient de me montrer que je ne suis rien par rapport à eux. Je n'ai pas envie de leur donner cette satisfaction.

Tu veux dire que tu as beaucoup plus à perdre qu'à gagner en faisant un battle ?
Perdre? Non car je n'ai rien à perdre. Il faut arrêter de penser qu'on a des choses à perdre. Perdre quoi? Ce n'est que de la danse. Dans l'absolu au contraire, j'ai tout à gagner. Mais par respect pour les gens qui étaient là avant moi, ça serait comme une provocation. Ce n'est pas à moi de le faire. Je préfère venir avec des jeunes. Eux ça passe, mais moi ça fait tout de suite provoc'. Mon but n'est pas d'entrer en conflit avec les gens qui sont là-bas.
Pour ces raisons, ça n'aurait pas été intelligent de participer.

Cette année toi qui a été jury, que penses-tu de l'évolution du niveau en France ?
Je vois cette évolution tous les jours, pas qu'au Juste Debout. J'ai vu beaucoup de monde à cet évènement et cela montre que la danse debout a pris du galon. On voit que les gens s'y intéressent car ils viennent nombreux et attendent très longtemps. Cela montre qu'en France on peut faire un évènement de grande ampleur comme aux Etats-Unis. Car avec le monde que j'ai vu, si c'était l'été, on aurait pu se croire au Bboy Summit!

Un problème qui se présente souvent aux juges (notamment en Pop) est le jugement entre un danseur dans un style animation contre un danseur dans un style Boogaloo. Autrement dit, comment pouvoir juger équitablement des danseurs de styles différents ?
On ne peut pas. C'est bête, mais juger, on ne peut pas. On ne peut pas juger un danseur de Boogaloo contre un danseur animation qui ne pop pas, c'est impossible.
Tout dépend de la façon dont on annonce la règle du jeu avant le battle. On peut ne pas être d'accord avec ces règles, mais alors il ne faut pas jouer. Maintenant, si tout en connaissant les règles on participe quand même et on impose son style tout en sachant que l'on est « hors règles » ça peut passer comme ça peut ne pas passer et il faut l'accepter. Il n'y aurait pas besoin de juges si chacun pouvait faire ce qu'il veut.

Est-ce que faire des battles en séparant les différents styles qui existent en Pop (Boogaloo, Animation,...), pourrait être une solution ?
Non car on déplace le problème. Il faudrait trouver une autre appellation car ce sont les mots qui enferment les danseurs. Et je comprends tout à fait que certains danseurs ne veulent pas être des clones. Mais il faut jouer au jeu du Pop, c'est la règle. Il faudrait trouver une solution pour laisser plus de place à la créativité sinon je pense que le Pop va vivre de mauvais moments.
C'est toujours embêtant de ne pas pouvoir faire passer quelqu'un qui a réalisé un bon travail car soi-disant il ne pop pas. Mais pour l'instant, il n'y a pas de solution.
Il faut absolument annoncer les critères de jugement avant le battle.

Qu'as-tu pensé de l'ensemble de la compétition de Lock ?
J'étais très content naturellement. C'était le dernier battle, les gens ont attendu et les danseurs ont vraiment montré tout ce qu'ils avaient malgré la longue attente.
La partie Lock a été respectée par l'effort fait par les costumes, le côté spectacle etc. donc je ne peux qu'être content.

En terme technique et de danse, l'ensemble des participants était bien, mais je pense que les Coréens ont mérité de gagner car ils ont très bien compris l'esprit fondamental du Lock qui est de s'amuser avec l'autre.
J'ai en tout les cas vraiment apprécié le spectacle offert.

Et du Juste Debout en général ?
Si en 1984 on m'avait dit qu'en 2005 des danseurs auraient dansé à la mairie de Paris etc, je ne l'aurai pas cru. Beaucoup de jeunes ne réalisent même pas le chemin parcouru jusqu'à présent.
Il faut que cela continue et encourager tous les gens qui font quelque chose pour la culture Hip Hop. C'est génial qu'un évènement qui attire tant d'étrangers se passe en France. Il faudrait vraiment être de mauvaise foie pour aller chercher la petite bête...


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Que penses-tu de l'évolution probable (et souhaitée ou non) de la danse debout en France et ailleurs ? Vers une organisation plus structurée? Une fédération même ?
Je pense que si je suis resté aussi longtemps dans le monde de la danse, c'est justement parce que je ne suis jamais rentré dans aucune politique. Et je ne rentrerais jamais dans une d'elle. C'est ce qui fera que je serai toujours là dans 10 ans si j'ai la santé. Pour moi ce n'est que de la danse et ce n'est pas péjoratif.
Effectivement si certaines personnes se rejoignent dans la même optique (ce qui n'est pas encore près d'arrivé) sans le mot bizness en tête, et si on le fait par le c½ur cela pourra peut-être se faire, peut-être...Mais il ne faut pas aller trop vite, prendre le temps de rencontrer les bonnes personnes, prendre du recul etc.

Quelle est l'actualité des Boogies Lockers ?
Boogie lockers n'est pas une compagnie. On a chacun des choses à faire de notre côté. C'est une porte ouverte entre des danseurs qui veulent s'amuser.
On a un spectacle qui tourne. On a une structure très malléable, le spectacle est structuré de telle manière qu'on peut le faire à 4 personnes comme on peut le faire à 12.

Quels conseils pourrais-tu donner à des jeunes qui ont pour objectif de vivre de la danse ?
Déjà d'être bon... Puis ne pas penser systématiquement à l'argent car il n'en aura pas.
Ne pas de dire ce que je vais faire « c'est du Hip Hop, car s'il se dit ça, il n'aura pas beaucoup de travail. Quand on rentre dans ce métier là, il faut danser donc si on propose quelque chose qui n'est pas Hip Hop et que tu ne sais pas le faire, tu ne travailles pas. Il faut être ouvert. Il faut avoir la force de surmonter ce qu'on peut lui dire du genre « ce n'est pas authentique », les conneries comme ça.
Je peux prendre l'exemple de Foued et de P.Lock qui sont rentrés dans la compagnie de Montalvo. Ce n'est pas qu'ils adorent ça, mais ils sont payés, et bien. Cette génération a entre 32 et 35 ans donc ils ont compris que quand ils vont travailler pour Montalvo c'est bien pour travailler, car ils doivent bien nourrir leurs familles. Mais après ils arrivent encore à avoir le kiff, de revenir dans une salle et de faire ce qu'ils sont : danser le Pop, le Lock...donc ça c'est une double énergie. Mais je ne pense pas que quand on est jeune ou puisse faire cela.
Dédicaces
À tout le monde. À toute personne qui apporte quelque chose dans le
HiP HOP.

# Enviado el domingo 29 de mayo de 2005 10:40

Modificado el lunes 30 de mayo de 2005 16:22